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La controverse sur l’absence de la phrase « Ô Dieu, aime quiconque l’aime et hais quiconque le hait » dans le sermon de Ghadir

Le Messager de Dieu (que Dieu le bénisse ainsi que sa famille) a dit : « quiconque suis-je son maître, celui-ci (Ali) est son maître. Ô Dieu, aime quiconque l’aime et hais quiconque le hait. »

Certains insistent pour ne pas reconnaître que la phrase « Ô Dieu, aime quiconque l’aime et hais quiconque le hait » ait été prononcée par le Prophète de l’Islam (que Dieu le bénisse ainsi que sa famille) à Ghadir Khumm en faveur du Prince des Croyants Ali (paix sur lui).

L’éminent Ḥojatou al-Islam wal-Muslimin Muhammad Jafar Tabassi écrit dans un article intitulé « Les falsifications du grand événement de Ghadir Khumm au fil de l’histoire » :

Ibn Ouday (m. 362 H.) a soulevé cette controverse dans son livre Al-Kāmil fī d-Du‘afā’ (vol. 3, p. 80). Il attribue la phrase « Ô Dieu, aime quiconque l’aime et hais quiconque le hait » à certains menteurs qui l’auraient rapportée d’après Sharīk.[1]

La vérité et la réalité

Première réponse

Pourquoi Ibn Ouday n’a-t-il pas révélé les noms de ceux qu’il a qualifiés de menteurs, afin que nous puissions connaître leur identité ?

Deuxième réponse

Ibn ‘Assākir ad-Dimashqī ash-Shāfi‘ī a rapporté d’après Muhammad ibn Khalid ibn ‘Abdallah al-Wāssiṭī, et celui-ci d’après Sharīk. Cette personne (Muhammad ibn Khalid) est sans aucun doute un menteur.

Cependant, cette phrase n’a pas été rapportée uniquement par lui. Parmi les Compagnons du Messager de Dieu, des personnes telles que Hubaysh ibn Janādah, Jabir ibn ‘Abdallah al-Ansārī, Soumrah ibn Jundab, Abū Hurayra, ‘Abdallah ibn ‘Umar, Jarīr ibn ‘Abdallah al-Bajalī, et d’autres encore, ont rapporté cette phrase comme faisant partie du hadith de Ghadir.

Il est à noter qu’Abū Bakr ibn Abī Shayba (m. 235 H.) a rapporté cette phrase d’après Sharīk. Dans ces conditions, peut-on considérer Ibn Abī Shayba comme un menteur ? Pourtant, il est l’auteur du livre Al-Mussannaf, et le ḥāfiẓ az-Zahabī l’a désigné comme « le maître des ḥāfiẓ et des transmetteurs de hadith ».[2] En outre, Muslim et Bukhari ont tous deux rapporté des hadiths d’après Ibn Abī Shayba.

Sources

[1] Târpikh Dimashq, vol. 45, p. 176.

[2] Siyar a‘lām an-nubalā’, vol. 1, p. 122.

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